L’Institut des Mamans a révélé les résultats de son étude des marchés alimentaires enfantIDM – Institut des Mamans reveals the results about ‘Kids food markets’ new research

L’Institut des Mamans a révélé les conclusions de son étude des marchés alimentaires Enfant

La société d’études l’Institut des Mamans a dévoilé les conclusions de son étude qualitative et ethnographique* menée en novembre 2013, concernant les pratiques et tendances observées sur les marchés alimentaires Enfant.
Suite aux résultats d’un premier sondage quantitatif réalisé à l’été 2012, qui montre que pour près de la moitié des mères il n’est pas simple de gérer l’alimentation de leur enfant et que 3 mères sur 10 pensent qu’il est difficile de faire goûter de nouvelles choses à leur enfant, de lui faire manger des légumes et qu’il y a beaucoup d’aliments que leur enfant n’aime pas, l’Institut des Mamans a souhaité aller plus loin dans son investigation cette année et voir ce qui se passait dans les foyers en analysant les comportements alimentaires d’enfants âgés de 7 à 11 ans.
Cette étude remet bien sûr quelques fondamentaux sur le devant de la scène et dévoile ce qui plait et déplait aux kids en 2013 : les saveurs sucrées sont très appréciées des enfants. Ils en mangent régulièrement, sous forme de céréales, de desserts, de gâteaux, de bonbons… Ils apprécient également les produits au goût neutre comme les pâtes, les pommes de terre ou le riz, les fruits et légumes ludiques (tomates-cerises, bananes…) et les textures homogènes, sans fils, morceaux ou pépins. Ils rejettent en revanche les aliments au goût ou à l’odeur trop forts (chou-fleur, chocolat noir…) et à l’apparence répugnante (escargots, épinards, foie…).
Myriam Le Danvic, chef de projet kids, et Catherine Pinet, sociologue experte de l’alimentation de l’enfant, ont rappelé aussi quelques principes en matière d’alimentation et de psychologie enfantine. Ainsi entre 2 et 3 ans, l’enfant peut refuser de consommer certains aliments qu’il appréciait auparavant. En fait, ce refus s’adresse directement aux parents, c’est de cette façon que l’enfant se différencie d’eux, se positionne en tant que sujet à part entière. Ensuite, de 4 à 8 ans, environ la moitié des enfants vont affirmer ne pas aimer un aliment sans même l’avoir goûté : c’est la période où il est le plus difficile d’intégrer un nouveau goût. De plus, les enfants ont tendance à reproduire les comportements alimentaires de leurs parents : quand un parent n’aime pas un aliment, l’enfant peut facilement déclarer qu’il ne l’apprécie pas non plus, et quand un parent déclare qu’il est trop gras ou trop sucré, l’enfant en prend conscience et réutilise l’argument diététique dans son discours, parfois avec regret…
Concernant les moments du repas, on observe une double tendance : des repas très souvent pris en famille … avec cependant une préparation, offre, de repas et plats individualisés proposée par les parents ou les grands-parents à des enfants qui n’aiment pas ce qui leur est proposé ! La notion de choix est d’ailleurs très importante pour les enfants !
Quid des marques ? Elles sont omniprésentes dans leur quotidien : parmi les plus citées se trouvent Coca-Cola, Nutella, Prince de Lu, Champomy, Monster Munch et Oasis. Ils en connaissent d’ailleurs le plus souvent les codes : le design, les publicités et les logos.
Parmi les pistes évoquées dans l’étude, l’une est particulièrement inattendue : les enfants consomment et apprécient les tisanes (aussi le thé). Or en France, la grande distribution ne commercialise pas ce type de produits spécifiquement dédiés à cette cible…
Autres tendances qui plaisent aux enfants : la personnalisation des aliments (sur l’emballage ou sur le produit), la présence de surprises – tant au niveau du goût que de la présence de primes –, les emballages ou ustensiles comestibles, les produits qui permettent de marquer la peau (Malabar, colorant de certains bonbons) et les formes inhabituelles. Les enfants aiment également rattacher la consommation d’un produit à une gestuelle (ex. Oréo) et les grosses quantités (ex. bonbons Mammouth). Les préparations faisant travailler l’imagination sont aussi appréciées, tout comme celles qui soignent la présentation. Le « faire soi-même » connaît un grand succès, qui se traduit par la multiplication des produits de cuisine destinés aux enfants et des jeux autour de la préparation de recettes. Enfin, le jeu sur l’emballage semble ne plus être suffisant, et de nombreuses marques et designers réfléchissent à des packs ludiques, se transformant en véritable jouet.

*Etude mixte combinant des interviews /activités/observations d’enfants âgés de 7 à 11 ans et de leurs parents, sur 10 jours à leur domicile – et une veille/analyse des tendances, menée par des experts

Extrait de la lettre ActuKids n°105 du Décembre 2013

L’Institut des Mamans a révélé les conclusions de son étude des marchés alimentaires Enfant

La société d’études l’Institut des Mamans a dévoilé les conclusions de son étude qualitative et ethnographique* menée en novembre 2013, concernant les pratiques et tendances observées sur les marchés alimentaires Enfant.
Suite aux résultats d’un premier sondage quantitatif réalisé à l’été 2012, qui montre que pour près de la moitié des mères il n’est pas simple de gérer l’alimentation de leur enfant et que 3 mères sur 10 pensent qu’il est difficile de faire goûter de nouvelles choses à leur enfant, de lui faire manger des légumes et qu’il y a beaucoup d’aliments que leur enfant n’aime pas, l’Institut des Mamans a souhaité aller plus loin dans son investigation cette année et voir ce qui se passait dans les foyers en analysant les comportements alimentaires d’enfants âgés de 7 à 11 ans.
Cette étude remet bien sûr quelques fondamentaux sur le devant de la scène et dévoile ce qui plait et déplait aux kids en 2013 : les saveurs sucrées sont très appréciées des enfants. Ils en mangent régulièrement, sous forme de céréales, de desserts, de gâteaux, de bonbons… Ils apprécient également les produits au goût neutre comme les pâtes, les pommes de terre ou le riz, les fruits et légumes ludiques (tomates-cerises, bananes…) et les textures homogènes, sans fils, morceaux ou pépins. Ils rejettent en revanche les aliments au goût ou à l’odeur trop forts (chou-fleur, chocolat noir…) et à l’apparence répugnante (escargots, épinards, foie…).
Myriam Le Danvic, chef de projet kids, et Catherine Pinet, sociologue experte de l’alimentation de l’enfant, ont rappelé aussi quelques principes en matière d’alimentation et de psychologie enfantine. Ainsi entre 2 et 3 ans, l’enfant peut refuser de consommer certains aliments qu’il appréciait auparavant. En fait, ce refus s’adresse directement aux parents, c’est de cette façon que l’enfant se différencie d’eux, se positionne en tant que sujet à part entière. Ensuite, de 4 à 8 ans, environ la moitié des enfants vont affirmer ne pas aimer un aliment sans même l’avoir goûté : c’est la période où il est le plus difficile d’intégrer un nouveau goût. De plus, les enfants ont tendance à reproduire les comportements alimentaires de leurs parents : quand un parent n’aime pas un aliment, l’enfant peut facilement déclarer qu’il ne l’apprécie pas non plus, et quand un parent déclare qu’il est trop gras ou trop sucré, l’enfant en prend conscience et réutilise l’argument diététique dans son discours, parfois avec regret…
Concernant les moments du repas, on observe une double tendance : des repas très souvent pris en famille … avec cependant une préparation, offre, de repas et plats individualisés proposée par les parents ou les grands-parents à des enfants qui n’aiment pas ce qui leur est proposé ! La notion de choix est d’ailleurs très importante pour les enfants !
Quid des marques ? Elles sont omniprésentes dans leur quotidien : parmi les plus citées se trouvent Coca-Cola, Nutella, Prince de Lu, Champomy, Monster Munch et Oasis. Ils en connaissent d’ailleurs le plus souvent les codes : le design, les publicités et les logos.
Parmi les pistes évoquées dans l’étude, l’une est particulièrement inattendue : les enfants consomment et apprécient les tisanes (aussi le thé). Or en France, la grande distribution ne commercialise pas ce type de produits spécifiquement dédiés à cette cible…
Autres tendances qui plaisent aux enfants : la personnalisation des aliments (sur l’emballage ou sur le produit), la présence de surprises – tant au niveau du goût que de la présence de primes –, les emballages ou ustensiles comestibles, les produits qui permettent de marquer la peau (Malabar, colorant de certains bonbons) et les formes inhabituelles. Les enfants aiment également rattacher la consommation d’un produit à une gestuelle (ex. Oréo) et les grosses quantités (ex. bonbons Mammouth). Les préparations faisant travailler l’imagination sont aussi appréciées, tout comme celles qui soignent la présentation. Le « faire soi-même » connaît un grand succès, qui se traduit par la multiplication des produits de cuisine destinés aux enfants et des jeux autour de la préparation de recettes. Enfin, le jeu sur l’emballage semble ne plus être suffisant, et de nombreuses marques et designers réfléchissent à des packs ludiques, se transformant en véritable jouet.
*Etude mixte combinant des interviews /activités/observations d’enfants âgés de 7 à 11 ans et de leurs parents, sur 10 jours à leur domicile – et une veille/analyse des tendances, menée par des experts

Extrait de la lettre ActuKids n°105 du Décembre 2013