Boom des achats d’occasion – Les echos 06/09/2017

Les professionnels de la puericulture tirent la sonnette d’alarme. Depuis trois ans le marché est en net recul face au boom des achats d’occasion. La faute essentiellement au décallage du versement de la prime de naissance, jusqu’alors donnée au 7eme mois de grossesse, désormais déplacée au troisième mois de bébé, mais aussi au recul des naissances et au dévelopement du marché de l’occasion. 

.

Il est vrai que ce décalage de la prime pose un gros frein aux parents pour préparer l’arrivée de bébé. Cet apport financier leur permettait jusqu’alors d’acheter le gros matériel de puericulture tel que les sieges auto, ou les poussettes par exemple , dont le budget d’achat reste élevé pour beaucoup d’entre eux.

De fait, faute de mieux, le marché recule nettemement pour l’achat du neuf, les familles préférant se tourner sur de l’occasion, plus en phase avec leurs finances.

.

Le constat actuel sur cette prime de naissance est sans appel :les achats sont toujours effectués avant la naissance du premier enfant. De fait cette prime de naissance n’est désormais utilisée qu’a 51 % à l’achat de materiel de puériculture.

Cette effet est accentué par la baisse de la natalité (34.000 naissances en moins en 2016 comparé à 2014) qui ne présage pas de jours meilleurs pour les professionnels du secteur.

De fait les futurs parents se rabattent sur le marché de l’occasion qui fait un grand saut en avant, notamment sur internet, ou se multiplient aujourd hui les sites d’achat spécialisés, ou sur une proposition de matériel neuf à des prix bien plus bas qu’en magasin. En 2016 plus de 80% des jeunes parents ont acheté du materiel d’occasion.

.

Si les grands acteurs du e-commerce (comme Amazon ) tirent bien leur épingle du jeu, les grandes enseignes de puericulture ne baissent toutefois pas les bras et ouvrent elles aussi désormais l’accès à leur gamme via des vitrines web, donnant envie aux consommateurs de passer en boutique pour tester le materiel qu’ils auront sélectionné depuis leur salon.

Young girl with carriage

Source : Les échos