Alimentation spécifique et bio

Le jeune enfant a des besoins nutritionnels spécifiques qui nécessitent des aliments « sur mesure » spécialement formulés, jusqu’à ses 3 ans. Les acteurs de l’alimentation infantile constatent un marché global en décroissance et de vraies difficultés à conserver leurs petits consommateurs jusqu’aux 3 ans recommandés. En revanche la nutrition infantile bio semble préservée et les marques Bio affichent même une croissance à 2 chiffres. l’IDM fait un point sur les pratiques des parents de jeunes enfants en matière d’alimentation spécifique et notamment de produits bio.

a) le spécifique en perte de vitesse sur les plus petits

80% des mères de 0-35 mois achètent des produits alimentaires spécifiques. On constate des différences significatives selon l’âge du jeune enfant :

  • 17% des 0-11 mois n’achètent pas d’alimentation spécifique (lié au taux d’allaitement, et aux adeptes du fait maison)
  • on constate la fuite des grands bébés : à partir de 2 ans plus d’1/3 des jeunes enfants ne consomment plus d’alimentation spécifique …

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Une baisse du marché notamment sur les plus petits (-10pts entre 2015 et 2016) qui peut s’expliquer notamment par la montée en puissance du fait maison ; témoin de cette tendance, au-delà du succès des cuiseurs vapeur spécifiques bébés (de plus en plus nombreux sur le marché et de plus en plus « experts » ) on a vu apparaitre des offres de box permettant aux parents de préparer des recettes « maison » pour leurs jeunes enfants, à base d’ingrédients déjà épluchés et pré-découpés.

En revanche, pour les plus grands, le moindre recours à l’alimentation spécifique témoigne davantage d’une entrée précoce sur une alimentation « familiale » peu adaptée aux besoins spécifiques des jeunes enfants, une tendance stable depuis 2015 pour une cible de grands bébés où les acteurs de l’alimentation peinent à retenir leurs petits consommateurs.

b) Quel poids pour le bio au sein du spécifique ?

56% des mères de 0-35 mois ont déjà acheté de l’alimentation infantile spécifique BIO. Une pratique encore plus ancrée chez les foyers CPS+ (63%), et les mères aux plus hauts diplômes (65%)

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Une évolution à la hausse bien que statistiquement non significative. Des jeunes parents qui souhaitent bien faire en matière d’alimentation infantile et qui vont pour les plus jeunes enfants privilégier le « fait-maison », voire qui s’orientent aujourd’hui davantage vers le BIO en matière d’alimentation infantile.

Cependant il reste encore beaucoup à faire en matière d’ « éducation » pour retarder l’entrée des grands bébés dans une consommation familiale peu adaptée à leurs besoins nutritionnels spécifiques … un vrai challenge pour les marques d’alimentation infantile !

Méthodologie : Etude online MOM©, vague juin 2017, auprès d’un échantillon représentatif de 300 mères d’enfants âgés de 0 à 35 mois.

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Contact  : Sophie Penvern spenvern@institutdesmamans.com Tel : 01 41 46 83 70